{"id":2363,"date":"2021-03-03T10:39:27","date_gmt":"2021-03-03T09:39:27","guid":{"rendered":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/?p=2363"},"modified":"2021-03-03T10:42:13","modified_gmt":"2021-03-03T09:42:13","slug":"beau-soleil-cultiver-tout-au-bord-du-golfe","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/beau-soleil-cultiver-tout-au-bord-du-golfe\/","title":{"rendered":"Beau Soleil : cultiver tout au bord du Golfe"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Presqu\u2019\u00eele de Rhuys \u2013 f\u00e9vrier 2018<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sarzeau, village de Brillac. En allant vers la pointe de Bernon, la ferme de Beau Soleil s\u2019annonce par un grand \u00e9pi de m\u00e9tal jaune fich\u00e9 en terre, ainsi qu\u2019une enseigne D\u00e9meter, label de l\u2019agriculture biodynamique. Rencontre avec Claudine et Gu\u00e9na\u00ebl Morice, un jour de f\u00e9vrier 2018, en compagnie de Marie Pot, autre membre du projet Parchemins. Nous prenons place autour de la table de la salle \u00e0 manger. Claudine se l\u00e8ve r\u00e9guli\u00e8rement pour r\u00e9pondre au t\u00e9l\u00e9phone&nbsp;: ce sont des clients qui appellent pour le g\u00eete justement nomm\u00e9 <em>Mer<\/em>&nbsp;: l\u2019exploitation de la famille Morice, dont une partie des terres donnent directement sur le Golfe du Morbihan, a v\u00e9ritablement les pieds dans l\u2019eau.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A pied depuis le Finist\u00e8re<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce sont les grands-parents de Claudine, elle-m\u00eame retrait\u00e9e depuis peu, qui ont achet\u00e9 cette ferme en 1930, \u00e0 une \u00e9poque de migrations importantes d\u2019agriculteurs depuis le Finist\u00e8re vers le Morbihan&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>ils sont venus ici en train avec le papi, la mamie, les quatre fils, la bonne, le troupeau de vache, et les chevaux. En train, de Douarnenez \u00e0 Vannes. Apr\u00e8s ils sont venus \u00e0 pied. Et&#8230;ils ont fait polyculture \u00e9levage, c&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;ils avaient des vaches, ils trayaient leurs vaches, ils r\u00e9cup\u00e9raient le lait, ils faisaient du beurre (\u2026) et ils \u00e9levaient des cochons avec le petit lait et les petits veaux. Et mes parents ont fait pareil&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Elle-m\u00eame ne se destine pas tout d\u2019abord \u00e0 reprendre l\u2019exploitation. Elle travaille dans l\u2019administration, et son mari est p\u00eacheur. Originaire de Quiberon, Gu\u00e9na\u00ebl qui pr\u00e9voyait de devenir ostr\u00e9iculteur \u00e0 Plouharnel, s\u2019installe finalement comme p\u00eacheur sur la presqu\u2019\u00eele de Rhuys, lorsque sa compagne reprend l\u2019exploitation familiale, en 1988. C\u2019est donc une configuration plut\u00f4t rare qui se dessine ici&nbsp;: une paysanne et un p\u00eacheur. Le bateau de Gu\u00e9na\u00ebl s\u2019amarre \u00e0 Port Navalo, Saint-Jacques&#8230; Claudine vend le poisson sur les march\u00e9s apr\u00e8s la traite matinale. Puis leur double activit\u00e9 les incite \u00e0 faire \u00e9voluer le type de production : \u00ab&nbsp;<em>comme on \u00e9tait p\u00eacheurs et paysans on n&rsquo;a pas fait les vaches \u00e0 lait, on a fait les vaches \u00e0 viande, parce que \u00e7a demandait moins de contrainte<\/em>&nbsp;\u00bb. Finalement, Gu\u00e9na\u00ebl cesse la p\u00eache en 2003 pour rejoindre Claudine sur la ferme&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J&rsquo;\u00e9tais destin\u00e9 \u00e0 aller \u00e0 la mer, et j&rsquo;ai fini \u00e0 la terre. \u00c7a ne se commande pas. On ne commande pas notre avenir.<\/em>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Faire avec la terre d\u2019ici<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, la ferme produit viande bovine, poulets de chair et c\u00e9r\u00e9ales. Elle est labellis\u00e9e en biodynamie depuis 2000. Tr\u00e8s investi dans le r\u00e9seau D\u00e9m\u00e9ter, Gu\u00e9na\u00ebl pr\u00e9side, au moment de notre rencontre, l\u2019association <em>Buez an Douar <\/em>[la vie de la terre], qui regroupe trois d\u00e9partements bretons (Morbihan, Finist\u00e8re et c\u00f4tes d&rsquo;Armor).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"567\" height=\"383\" src=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_pre_web.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2366\" srcset=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_pre_web.jpg 567w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_pre_web-300x203.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption>P\u00e2ture sur la pointe de Bernon, le Golfe en arri\u00e8re plan<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Les pratiques biodynamiques visent selon lui notamment \u00e0 compenser la pauvret\u00e9 des terres de la presqu\u2019\u00eele, sujettes \u00e0 d\u2019importances s\u00e9cheresses estivales. Ainsi, Beau Soleil s\u2019\u00e9tend sur 180 hectares de terres d\u00e9di\u00e9es \u00e0 la prairie et aux cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res, mais <em>\u00ab&nbsp;<\/em><em>elles ne sont pas bonnes du tout, justement avec la biodynamie le but c&rsquo;est de l&rsquo;am\u00e9liorer aussi, on am\u00e9liore un peu la structure du sol (\u2026) on a pas des sols riches comme, le centre Bretagne. On n\u2019est pas \u00e0 Pontivy. <\/em>[Rire de Marie qui vient de Pontivy].<em> Mais bon on fait avec. (\u2026) A Pontivy avec un hectare ils vont nourrir trois vaches, nous ici avec un hectare on nourrit \u00e0 peine une vache. Parce qu&rsquo;il y a un manque d&rsquo;eau consid\u00e9rable, l&rsquo;\u00e9t\u00e9. C\u2019est \u00e7a qui nous tue\u2026 c&rsquo;est le manque d&rsquo;eau l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Mais bon il y a les touristes alors on ne peut pas tout avoir.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>180 hectares, ce n\u2019est pas rien. Mais la ferme n\u2019en poss\u00e8de qu\u2019une partie, la plus grande part \u00e9tant lou\u00e9e \u00e0 d\u2019autres agriculteurs dont l\u2019outil de travail (les b\u00e2timents) ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9s, par exemple, en entrep\u00f4ts de stockage de caravanes. Or dans le m\u00eame temps, pour ceux qui ne cultivent plus, vendre les terrains reviendrait \u00e0 renoncer \u00e0 l\u2019espoir de les voir passer constructibles. Donc ils louent. Comme l\u2019explique l\u2019\u00e9leveur, on assiste ici \u00e0 une dissociation entre la terre et les b\u00e2timents agricoles, alors que ces derniers remplissent \u00e0 pr\u00e9sent d\u2019autres fonctions.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Veaux, vaches\u2026poulets&nbsp;!<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le couple travaille \u00e0 pr\u00e9sent avec leur fils, aujourd\u2019hui associ\u00e9 en GAEC avec son p\u00e8re. Pour d\u00e9gager un nouveau salaire, l\u2019exploitation a d\u00e9velopp\u00e9 une deuxi\u00e8me activit\u00e9 d\u2019\u00e9levage&nbsp;: en plus de la production de viande bovine, \u00e9coul\u00e9e au niveau r\u00e9gional via la fili\u00e8re <em>Bretagne Viande bio<\/em>*, elle \u00e9l\u00e8ve \u00e9galement un millier de poulets de chair (trois \u00e0 quatre lots de 300 chaque ann\u00e9e), qui sont eux, vendus sur la presqu\u2019\u00eele, sur le march\u00e9 de Sarzeau ainsi qu\u2019au magasin de producteurs <em>Court Circuit<\/em>. C\u2019est d\u2019ailleurs de ce dernier qu\u2019est venue la demande, et donc l\u2019id\u00e9e, de d\u00e9velopper cette activit\u00e9 de production de volaille. En effet, le magasin cherchait \u00e0 inclure des produits carn\u00e9s dans sa gamme, tandis que pour la ferme de Beau Soleil, \u00e9couler des carcasses bovines en circuit-court \u00e0 cette petite \u00e9chelle apportait une trop grande complexit\u00e9 logistique&nbsp;: ils se sont donc mis d\u2019accord sur les poulets.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur fils a \u00e9galement tent\u00e9 de d\u00e9velopper une activit\u00e9 de production en poules pondeuses \u00e0 une \u00e9chelle plus importante. La construction du nouveau b\u00e2timent \u00e9tait projet\u00e9e dans un autre secteur de Sarzeau, car il \u00e9tait impossible, loi littorale oblige, de construire sur les terres de Beau Soleil elles-m\u00eames, trop proches de l\u2019eau. Le projet s\u2019est n\u00e9anmoins heurt\u00e9 \u00e0 une opposition forte, de la part notamment des riverains, le conduisant finalement \u00e0 y renoncer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Golfe&nbsp;: une proximit\u00e9 \u00e0 double tranchant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La proximit\u00e9 imm\u00e9diate du Golfe pose ainsi un certain nombre de bornes \u00e0 l\u2019exploitation de la ferme. Cela concerne d\u2019abord l\u2019amendement, et l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019\u00e9pandre du compost sur les terres les plus proches de l\u2019eau \u2013 en lien avec les risques de contamination bact\u00e9riennes pour la conchyliculture. Paradoxe selon les Morice&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>parce que les ostr\u00e9iculteurs sont pour qu&rsquo;il y ait de l&rsquo;azote dans l&rsquo;eau, parce que \u00e7a nourrit leurs huitres<\/em>&nbsp;\u00bb \u2026 ces terres ne sont donc utilisables que pour le p\u00e2turage. Par ailleurs l\u2019interdiction de construire de nouveaux b\u00e2timents (agricoles ou d\u2019habitation), contraint \u2013 comme \u00e7a a \u00e9t\u00e9 le cas pour le projet d\u2019atelier poules pondeuses &#8211; les perspectives en termes de transmission. S\u2019ajoute le droit de pr\u00e9emption du conservatoire du littoral sur les anciens b\u00e2timents en pierre de la ferme, qui ne peuvent pas \u00eatre vendus en dehors de la transmission familiale.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"567\" height=\"425\" src=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_golfe_bateau_web.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2365\" srcset=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_golfe_bateau_web.jpg 567w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_golfe_bateau_web-300x225.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption>Bateaux de promenade au mouillage au bord d&rsquo;une plage de Bernon<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 tout, pour Claudine et Gu\u00e9na\u00ebl, habiter au bord du Golfe semble une importante source de joie : \u00ab&nbsp;<em>on est bien, moi je vais me baigner que l\u00e0, pas sur la c\u00f4te. Il y a de l&rsquo;eau je me baigne, Il n\u2019y a pas d\u2019eau je me baigne pas. Quand Il n\u2019y en a pas, des fois je prends le kayak et je traverse la baie, je me baigne de l&rsquo;autre bord, s&rsquo;il n\u2019y a pas d&rsquo;eau assez ici. (\u2026) Et puis on est tous seuls. Toutes les terres autour c&rsquo;est chez nous. \u00c7a, \u00e7a n&rsquo;a pas de prix. \u00c7a n&rsquo;a pas de prix pour la tranquillit\u00e9&nbsp;\u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cultiver tout au bord de l\u2019eau repr\u00e9sente aussi un attrait pour les g\u00eetes. Sur le site de r\u00e9servation du g\u00eete <em>Mer<\/em>, qui a pris place dans l\u2019un des b\u00e2timents de la ferme, les photos du Golfe voisinent avec les portraits d\u2019oies, de poussins, de veaux\u2026annoncent la couleur. Les visiteurs sont invit\u00e9s \u00e0 participer \u00e0 la vie des lieux&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;Vos enfants seront heureux de caresser les petits veaux, c\u00e2liner le poulain, les biquettes&#8230; Ils pourront participer au jardinage et \u00e0 la vie de la ferme&nbsp;: ramasser les \u0153ufs, les pommes&#8230;&nbsp;\u00bb. Enfin, cette situation offre d\u2019autres opportunit\u00e9s plus surprenantes&nbsp;: plusieurs t\u00e9l\u00e9films policiers ont \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9s sur la ferme ces derni\u00e8res ann\u00e9es, attir\u00e9s par le son exceptionnel panorama.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sous l\u2019\u0153il de la cam\u00e9ra<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Deux \u00e9pisodes de la s\u00e9rie T.V. <em>Un crime&nbsp;parfait<\/em> ont ainsi eu comme cadre la ferme de Beau Soleil. Les histoires de meurtres qu\u2019ils relatent sont en prise avec les r\u00e9alit\u00e9s actuelles du monde agricole. Pour les \u00e9leveurs, elles sont tr\u00e8s vraisemblables, m\u00eame si l\u2019\u00e9quipe de production des t\u00e9l\u00e9films, envahissant leur salle \u00e0 manger le temps du tournage, en a remplac\u00e9 quasiment tous les meubles pour cr\u00e9er son d\u00e9cor.<\/p>\n\n\n\n<p>Au fil de la discussion, je d\u00e9couvre des exploitants agricoles qui doivent composer avec leur image, dans la mesure o\u00f9 ils sont largement expos\u00e9s aux regards, au-del\u00e0 du cas assez particulier des tournages qui prennent leur lieu de vie comme cadre. Cela commence avec les m\u00e9dias qui les sollicitent r\u00e9guli\u00e8rement pour des reportages, ce qui n\u2019est pas pour leur d\u00e9plaire. Cela se poursuit avec les occupants des g\u00eetes : \u00ab&nbsp;<em>j&rsquo;ai vu jusqu&rsquo;\u00e0 neuf personnes avec moi pour ramasser les \u0153ufs, et le papi avec le cam\u00e9scope, pour ramasser une douzaine d&rsquo;\u0153ufs<\/em>&nbsp;\u00bb \u2026 Mais l\u2019ignorance des urbains face au monde agricole repr\u00e9sente un sujet de blagues, autant qu\u2019elle offre des occasions de transmission&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>les petites pinc\u00e9es qu&rsquo;on leur donne, \u00e7a va rester l\u00e0-haut, \u00e7a leur fera peut-\u00eatre voir les choses autrement&nbsp;<\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"567\" height=\"425\" src=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_sentier_web.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2364\" srcset=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_sentier_web.jpg 567w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2021\/03\/bernon_sentier_web-300x225.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><figcaption>Acc\u00e8s au sentier littoral<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u2019est plus difficile avec les promeneurs qui arpentent le sentier littoral, et contemplent le spectacle des paysans \u00e0 l\u2019\u0153uvre, comme l\u2019explique Claudine&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Quelques fois je prends la pause. (&#8230;) Allez, paysanne bretonne en voie de disparition. Allez-y, prenez-moi en photo.<\/em>&nbsp;\u00bb Ainsi l\u2019attention dont les agriculteurs font l\u2019objet, de la part des gens de passage comme de leurs riverains, est ici qualifi\u00e9e de \u00ab&nbsp;<em>surveillance<\/em>&nbsp;\u00bb et identifi\u00e9e un sujet de lassitude. La ferme n\u2019accueille ainsi par exemple plus de woofers, \u00e9chaud\u00e9s par des jugements parfois h\u00e2tifs, nourris selon eux, d\u2019une vision id\u00e9alis\u00e9e des m\u00e9thodes anciennes de travail de la terre&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>ils verront quand ils auront 55 ans, 60 ans, marcher tout le temps dans les terres \u00e0 suivre des chevaux, nos anciens, qui ont travaill\u00e9 la terre de cette fa\u00e7on-l\u00e0, ils \u00e9taient \u00e9puis\u00e9s avant l&rsquo;\u00e2ge<\/em>.&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La ferme du bord de l\u2019eau n\u2019a d\u2019autre choix, dans ce contexte de forte attractivit\u00e9 touristique, que de se donner comme spectacle. Les \u00e9leveurs ont d\u2019ailleurs eux-m\u00eames fait tourner un film \u00e0 l\u2019aide d\u2019un drone pour pr\u00e9senter leur g\u00eete&#8230; Il s\u2019agit d\u00e8s lors de conserver, autant que faire se peut, le contr\u00f4le sur son image, autant que sur son lieu de travail et de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>* La fili\u00e8re Bretagne viande bio regroupe autour de 500 \u00e9levages au niveau r\u00e9gional, les produits qui en sont issus sont notamment vendus dans le r\u00e9seau Biocoop.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Presqu\u2019\u00eele de Rhuys \u2013 f\u00e9vrier 2018 Sarzeau, village de Brillac. En allant vers la pointe de Bernon, la ferme de Beau Soleil s\u2019annonce par un grand \u00e9pi de m\u00e9tal jaune fich\u00e9 en terre, ainsi qu\u2019une enseigne D\u00e9meter, label de l\u2019agriculture biodynamique. 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