{"id":2280,"date":"2020-10-03T18:32:51","date_gmt":"2020-10-03T16:32:51","guid":{"rendered":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/?p=2280"},"modified":"2020-10-05T08:36:18","modified_gmt":"2020-10-05T06:36:18","slug":"3-hectares-de-liberte-parcours-maraicher-cap-sizun","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/3-hectares-de-liberte-parcours-maraicher-cap-sizun\/","title":{"rendered":"Trois hectares de libert\u00e9 : parcours mara\u00eecher sur le Cap Sizun (Finist\u00e8re)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-2281 alignleft\" src=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/aux-petits-oignons-pont-croix-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/aux-petits-oignons-pont-croix-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/aux-petits-oignons-pont-croix-768x576.jpg 768w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/aux-petits-oignons-pont-croix-1024x768.jpg 1024w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/aux-petits-oignons-pont-croix-1320x990.jpg 1320w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2020\/10\/aux-petits-oignons-pont-croix.jpg 2048w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et\u00e9 2019. Nous nous retrouvions avec Christophe Le Hannier, lors de la distribution hebdomadaire \u00ab\u00a0Paniers du cap\u00a0\u00bb \u00e0 la maison communale de Pont-Croix. Install\u00e9s en maraichage bio avec sa compagne Isabelle Da Silva depuis 2011, ils sont alors en pleine r\u00e9flexion sur la commercialisation de leur production, qu\u2019ils \u00e9coulent alors essentiellement par un syst\u00e8me de pr\u00e9-commande en ligne au sein d\u2019une association de consommateurs, avec livraison hebdomadaire, ainsi que sur un march\u00e9 saisonnier estival.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la distribution, nous nous retrouvons \u00e0 la ferme pour continuer la discussion, avec Isabelle,\u00a0Christophe et leur fille. Une cagette de tomates cerises sur la table, un verre de cidre, et la parole en partage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Automne 2020. A l\u2019heure o\u00f9 j\u2019\u00e9cris ces lignes, les choses ont un peu chang\u00e9. Le magasin \u00ab<em>\u00a0Aux Petits Oignons, mara\u00eecher \/ marmiton\u00a0<\/em>\u00bb a ouvert ses portes sur la place principale de Pont-Croix, entre la boulangerie et le restaurant. On y trouve des l\u00e9gumes bruts, mais aussi lav\u00e9s et coup\u00e9s, cuisin\u00e9s en soupe, pur\u00e9e, quiches et cakes\u2026 L\u2019enseigne figure m\u00eame dans les brochures touristiques du Cap Sizun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Retour sur le parcours d\u2019Isabelle et Olivier, de leur choix de s\u2019installer comme cultivateurs \u00e0 Pont-Croix, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019ouverture de leur boutique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Des bancs de la fac aux sillons du cap<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Christophe a grandi dans un petit bourg, aujourd\u2019hui absorb\u00e9 dans l\u2019agglom\u00e9ration de Saint-Brieuc. Ses racines sont urbaines et ouvri\u00e8res. Son p\u00e8re est tailleur de pierre dans les carri\u00e8res de granit, sa m\u00e8re travaille \u00e0 la cha\u00eene dans l\u2019industrie agro-alimentaire. Isabelle, elle, a grandi \u00e0 Pont-Croix. Elle aide \u00e0 cultiver un jardin vivrier qui occupe une petite portion d&rsquo;une ferme, alors \u00e0 l\u2019abandon\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Mon grand-p\u00e8re \u00e9tait devenu fossoyeur, donc \u00e7a faisait peut-\u00eatre trente ans que la ferme elle \u00e9tait en dormance, il n&rsquo;y vivait m\u00eame pas. Parce qu&rsquo;il \u00e9tait fossoyeur, il avait une toute petite retraite et pas assez d&rsquo;argent pour entretenir ici. Donc lui il vivait \u00e0 la cit\u00e9 HLM, aux Ramiers. Et par contre il exploitait un peu les terres, il faisait du potager qu&rsquo;on vendait au march\u00e9, d\u00e9j\u00e0. Mais qui \u00e9tait juste vivrier, on avait 3 &#8211; 4000 m2, on vendait des pommes, et des haricots en rame au march\u00e9. Donc \u00e7a c&rsquo;\u00e9tait pour aider \u00e0 la retraite du grand-p\u00e8re. Et moi mes vacances, c&rsquo;\u00e9tait pour payer mes \u00e9tudes un peu. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Isabelle et Christophe se rencontrent \u00e9tudiants \u00e0 la fac de Rennes. Quand Isabelle h\u00e9rite des quelques arpents de terre et de l\u2019ancienne ferme inhabit\u00e9e, ils s\u2019y installent ensemble\u00a0: voici<em> \u00ab trois hectares de libert\u00e9\u00a0\u00bb<\/em> qui s\u2019ouvrent devant eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Passionn\u00e9s par les peuples premiers d\u2019Am\u00e9rique du Nord, ils ont dans l\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er un lieu d\u2019accueil d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la pratique de l\u2019art et aux d\u00e9couvertes culturelles, avec h\u00e9bergement en tipi. En attendant, ils travaillent \u00e0 tour de r\u00f4le dans la grande distribution pour faire chauffer la marmite. Au cours de leurs recherches, ils r\u00e9alisent rapidement que pour mettre en \u0153uvre un tel projet d\u2019accueil sur des terres agricoles, il faut \u00eatre\u2026agriculteur\u00a0! Apr\u00e8s tout, pourquoi pas\u00a0? Christophe se lance dans le BPREA (Brevet Professionnel Responsable d&rsquo;Exploitation Agricole).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La course aux d\u00e9bouch\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exploitation d\u00e9marre en 2011. La Dotation Jeune Agriculteur (DJA) permet d\u2019acqu\u00e9rir le mat\u00e9riel n\u00e9cessaire, car la ferme \u00e0 l\u2019arr\u00eat est alors une coquille vide. Christophe et Isabelle doivent ensuite d\u00e9ployer une certaine \u00e9nergie pour se faire une place sur les march\u00e9s du Cap, entre n\u00e9gociation avec placiers, mairie et producteurs d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents. Un temps, c\u2019est devant un supermarch\u00e9 Super U que les mara\u00eechers installent leur \u00e9tal. Apr\u00e8s tout, cela permet aussi de toucher une autre client\u00e8le, celle qui ne fr\u00e9quente pas les march\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avec l\u2019appui du maire de Pont-Croix, ils prennent finalement place au march\u00e9 d\u2019\u00e9t\u00e9, le mardi soir. D\u2019autre part, suite \u00e0 une p\u00e9tition, ils obtiennent de pouvoir vendre \u00e0 Audierne le samedi matin. Le march\u00e9 d\u2019Audierne compte quatre mara\u00eechers en agriculture biologique. \u00a0L\u00e0, les d\u00e9calages de pratiques culturales, mais aussi de prix pratiqu\u00e9s, peuvent cr\u00e9er des diff\u00e9rends entre producteurs\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0<em>Nous on arrive avec notre logique, c&rsquo;est de produire des l\u00e9gumes pour tout le monde. Donc \u00e7a va avec les prix qui vont avec. \u00c7a veut dire que moi j&rsquo;ai conscience que mes produits sont toujours trop chers pour certaines personnes, mais je fais un effort. \u00c7a veut dire que je travaille aussi sur certaines vari\u00e9t\u00e9s, notamment des vari\u00e9t\u00e9s hybrides, mais&#8230;pour permettre aux gens d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 des produits de qualit\u00e9, et les faire venir \u00e0 la vente directe.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le couple cultive, \u00e0 deux, 1 hectare en pleine terre et 1300 m2 de serres froides, sans demander les aides de la PAC, et sans accueillir de \u00ab\u00a0Woofer\u00a0\u00bb*, car ils ne se reconnaissent pas dans l\u2019id\u00e9e d\u2019accueillir des travailleurs b\u00e9n\u00e9voles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0[les fraises demandent] <em>3 heures de r\u00e9colte tous les jours de mi-avril \u00e0 \u2026jusqu&rsquo;aux premi\u00e8res gel\u00e9es. Et on compl\u00e8te avec tous les l\u00e9gumes. Donc \u00e7a fait un jour de r\u00e9colte, un jour de vente, tac-tac, et on n&rsquo;est que deux<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or un constat s\u2019impose rapidement. La vente directe est tr\u00e8s gourmande en temps. Cherchant \u00e0 simplifier les choses, ils initient finalement le syst\u00e8me de pr\u00e9commande en ligne \u00ab\u00a0Ici et Maintenant\u00a0\u00bb, en cr\u00e9ant une association dans laquelle ils invitent d\u2019autres producteurs bio du cap, comme eux install\u00e9s r\u00e9cemment. Ce syst\u00e8me est moins gourmand que la vente sur les march\u00e9s et permet une mutualisation des moyens entre producteurs, comme l\u2019explique Christophe :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0On pouvait r\u00e9colter que ce qu&rsquo;on avait en commande, donc il n\u2019y avait pas de perte, (\u2026) rationaliser notre travail, c&rsquo;\u00e9tait vraiment l&rsquo;id\u00e9e, justement. Moi je suis pour le d\u00e9veloppement des micro-fermes familiales. Donc \u00e7a veut dire un couple qui travaille pour, pour gagner sa vie, basta. Et dans ces cas-l\u00e0, le temps, quand on est en faible effectif, c&rsquo;est tr\u00e8s important, parce qu&rsquo;on peut vite en perdre, et ce moyen nous permettait de gagner du temps.\u00a0\u00bb <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019assolement commun, sur lequel aurait pu constituer un degr\u00e9 de mutualisation de plus, sur lequel ils ont tent\u00e9 d\u2019engager le collectif, mais les associ\u00e9s n\u2019ont pas suivi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9bouch\u00e9s en magasin bio existent \u00e9galement, puisque le Cap compte une \u00e9picerie et deux grandes surfaces biologiques. N\u00e9anmoins travailler avec ces acteurs leur pose un dilemme \u00e9thique, relatif aux ententes sur les prix. En effet, que cela soit via des accords oraux ou \u00e9crits, les magasins exigent de plus en plus des producteurs qu\u2019ils ne vendent pas en direct \u00e0 des prix inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux pratiqu\u00e9s en boutique. Par exemple, la tomate vendue \u00e0 3,90 euros\/kg en Biocoop, ne peut pas \u00eatre vendue par un mara\u00eecher qui fournirait l\u2019enseigne, \u00e0 un prix moindre sur le march\u00e9. En cons\u00e9quence, selon Isabelle, \u00ab\u00a0<em>le prix producteur n\u2019existe plus\u00a0<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Rebondir encore<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suite \u00e0 un deuil, Christophe se voit oblig\u00e9 de faire une pause dans l\u2019exploitation de la ferme. Une d\u00e9ception s\u2019en suit\u00a0: la solidarit\u00e9 esp\u00e9r\u00e9e n\u2019est pas au rendez-vous du c\u00f4t\u00e9 des autres membres de l\u2019association de producteurs, dont ils se retrouvent finalement exclus. M\u00eame d\u00e9ception du c\u00f4t\u00e9 des d\u00e9bouch\u00e9s en magasin, qu\u2019ils ne retrouvent pas tous \u00e0 la reprise de l\u2019activit\u00e9\u00a0: d\u2019autres ont pris la place. Il faut donc encore rebondir. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019intervient la cr\u00e9ation \u00e0 Pont-Croix de <em>Paniers du cap<\/em>\u00a0: il s\u2019agit cette fois d&rsquo;une association de consommateurs, qui rassemble plut\u00f4t les exploitations historiques du Cap Sizun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, vient l\u2019id\u00e9e de la boutique, gage suppl\u00e9mentaire d\u2019ind\u00e9pendance, de libert\u00e9 aussi, pour Isabelle et Christophe qui cherchent avant tout \u00e0 se garantir contre la pr\u00e9carit\u00e9. Ils s\u2019associent donc pour cr\u00e9er une \u00ab\u00a0<em>l\u00e9gumerie paysanne<\/em>\u00a0\u00bb. Un abri pour s\u2019\u00e9panouir, un pas de porte pour avancer, en s\u2019accrochant aux valeurs de sinc\u00e9rit\u00e9, de labeur, et de partage des richesses qui sont les leurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019un enfant d\u2019ouvrier (re)devienne paysan, pour certains, c\u2019est l\u2019histoire qui tourne \u00e0 rebours. Et pourtant. Christophe, le plus bavard des deux associ\u00e9s, partage sa vision des choses\u00a0en ces mots :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab Si je n\u2019avais pas eu cette opportunit\u00e9, jamais je ne serais devenu paysan, \u00a0(\u2026) et je pense qu&rsquo;au final j&rsquo;ai acquis ma libert\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 ce travail, j&rsquo;adore ce travail, c&rsquo;est ma passion, et moi c&rsquo;est mon cheval de bataille de dire, tous ces pauvres, ces enfants de pauvres (\u2026) ils attendent justement le samedi, le week-end pour pouvoir se reposer, j&rsquo;aimerais qu&rsquo;on leur laisse un coin dans leur cerveau pour leur dire c&rsquo;est peut-\u00eatre possible que tu atteignes ta libert\u00e9 au travail, dans ce cadre-l\u00e0, c&rsquo;est possible. Nous on peut l&rsquo;atteindre. [Nourrir] entre 50 et 70 familles, c&rsquo;est rien. Alors c&rsquo;est difficile, mais c&rsquo;est que, allez en soi c&rsquo;est rien, ce n\u2019est rien du tout (\u2026) des pauvres gens, on pourrait leur donner la libert\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et Isabelle de conclure<em> : <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Oui, mais il faut partager la terre.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Marine Legrand<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>* le Woofing est un syst\u00e8me international d\u2019accueil de b\u00e9n\u00e9voles dans les fermes en agriculture biologique, qui travaillent aux champs quelques heures par jour en \u00e9change du g\u00eete et du couvert. <\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Et\u00e9 2019. Nous nous retrouvions avec Christophe Le Hannier, lors de la distribution hebdomadaire \u00ab\u00a0Paniers du cap\u00a0\u00bb \u00e0 la maison communale de Pont-Croix. Install\u00e9s en maraichage bio avec sa compagne Isabelle Da Silva depuis 2011, ils sont alors en pleine r\u00e9flexion sur la commercialisation de leur production, qu\u2019ils \u00e9coulent alors essentiellement par un syst\u00e8me de [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":2281,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[14],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2280"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2280"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2280\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2289,"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2280\/revisions\/2289"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2281"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2280"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2280"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2280"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}