{"id":2155,"date":"2019-09-13T17:29:17","date_gmt":"2019-09-13T15:29:17","guid":{"rendered":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/?p=2155"},"modified":"2019-09-13T17:40:04","modified_gmt":"2019-09-13T15:40:04","slug":"rhuys-terres-echos-medias","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/rhuys-terres-echos-medias\/","title":{"rendered":"Rhuys en ses terres : \u00e9chos des m\u00e9dias"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><u><img loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-2157 size-medium\" src=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/IMG_2399-e1568388313160-225x300.jpg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/IMG_2399-e1568388313160-225x300.jpg 225w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/IMG_2399-e1568388313160-768x1024.jpg 768w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/IMG_2399-e1568388313160-1320x1760.jpg 1320w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/>Rhuys en ses terres\u00a0: \u00e9chos des m\u00e9dias<\/u><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Cela fait bient\u00f4t un an que je ne suis pas venue \u00e0 Rhuys, appel\u00e9e en d&rsquo;autres lieux par de nouvelles enqu\u00eates. j&rsquo;ai h\u00e2te de pouvoir partager le fruit des rencontres permises par Parchemins dans les prochains mois : cela concernera largement les relations entre agriculture et question touristique. En attendant, je lis le journal pour rester \u00e0 l\u2019\u00e9coute des \u00e9chos du lieu. De quoi avoir une id\u00e9e du regard port\u00e9 sur le territoire par les m\u00e9dias r\u00e9gionaux et nationaux. Je constate que l\u2019actualit\u00e9 agricole y revient au rythme mod\u00e9r\u00e9 d&rsquo;une fois par mois en moyenne, et que la question touristique s\u2019y invite la plupart du temps. Tour d\u2019horizon.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>F\u00e9vrier :<\/strong> Un article de Paysan Breton, fait le point sur le <a href=\"https:\/\/www.paysan-breton.fr\/2019\/02\/a-sarzeau-le-magasin-de-producteurs-federe\/\">magasin Court-circuit<\/a> (entretien avec le paysan boulanger de la ferme <em>La cl\u00e9 des champs<\/em>). Paysan Breton journal est comme son nom l\u2019indique, un journal sp\u00e9cialis\u00e9 dans les questions agricoles. Apr\u00e8s une pr\u00e9sentation du principe du magasin et des b\u00e9n\u00e9fices pour les producteurs (en particulier, le gain de temps pour la vente), le propos touche aussi la d\u00e9licate \u00e9quation entre temps d\u2019ouverture, d\u00e9calage entre \u00e9t\u00e9 et hiver \u2013 en fonction de la fr\u00e9quentation touristique, et rythme de production\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Le chiffre d\u2019affaires stagne. Les adh\u00e9rents s\u2019interrogent\u00a0: faut-il ouvrir plus souvent\u00a0? \u00ab\u00a0Si on ouvre, il faut que la production suive, notamment les l\u00e9gumes frais. Sinon, c\u2019est contre-productif\u00a0\u00bb. Trop petit en \u00e9t\u00e9, le magasin est trop grand en hiver. \u00ab\u00a0Mais la client\u00e8le locale est de plus en plus fid\u00e8le en hiver\u00a0; elle est moins nombreuse en \u00e9t\u00e9 quand les touristes affluent. <\/em><em>Les habitu\u00e9s ne veulent pas attendre, m\u00eame si nous avons fait des efforts pour d\u00e9velopper le libre-service et faciliter le passage aux caisses\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Mars\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suite \u00e0 un appel \u00e0 projet pour <a href=\"Projet%20de%20vignes%20sur%20Rhuys\">prendre en charge un vignoble sur Sarzeau,<\/a> un couple originaire de Savoie avait \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Il a finalement abandonn\u00e9 suite \u00e0 un d\u00e9saccord \u00e9conomique. L\u2019histoire est relat\u00e9e par un quotidien r\u00e9gional, le T\u00e9l\u00e9gramme. C\u2019est la mairie qui porte le projet sur une parcelle de 10 ha dont elle est propri\u00e9taire. L\u2019objectif affich\u00e9 est de refaire vivre le patrimoine viticole de la presqu\u2019\u00eele. Les deux partenaires travaillaient jusqu\u2019ici dans l\u2019accompagnement de la profession agricole. Ils pratiquent la vigne de fa\u00e7on amateur, dans une optique biodynamique et de conservation vari\u00e9tale. Le projet combine culture du c\u00e9page local \u00ab\u00a0la folle blanche\u00a0\u00bb et d\u2019une douzaine d\u2019autre pour produire une gamme diverse, certifi\u00e9e AB, distribu\u00e9e localement. Accueil agro-touristique (balade en \u00e2ne) et jardin p\u00e9dagogique autour de la vigne sont alors aussi pr\u00e9vus. (Le t\u00e9l\u00e9gramme, 11 juin 2018). L\u2019ann\u00e9e suivante, est annonc\u00e9e <a href=\"https:\/\/www.letelegramme.fr\/bretagne\/presqu-ile-de-rhuys-vignes-a-sarzeau-les-savoyards-ont-abandonne-29-03-2019-12245943.php\">l\u2019abandon du projet<\/a>, sur fond de d\u00e9saccord concernant le montant des loyers, qui avait augment\u00e9 en cours de route.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mai<\/strong>\u00a0: <a href=\"Saint-Gildas-de-Rhuys.%20Deux%20agriculteurs%20bio%20viennent%20de%20s'associer\">L\u2019installation de deux associ\u00e9s en bio \u00e0 Saint-Gildas de Rhuys<\/a> est relay\u00e9e par Ouest France, autre quotidien r\u00e9gional. \u00ab\u00a0Antoine Chaumette, producteur de volailles en chair, et Jean-Fran\u00e7ois Hamon, producteur de plants, ont cr\u00e9\u00e9 la ferme de Bot-P\u00e9nal.\u00a0\u00bb La ferme est situ\u00e9e sur des terres appartenant \u00e0 la commune qui a aussi b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une subvention pour la r\u00e9novation d\u2019un hangar. L\u2019exploitation combien \u00e9levage de volaille de chair en poulaillers mobiles, culture de plans maraichers, et c\u00e9r\u00e9ales pour les volailles (poulets, poulardes, chapons). Les deux associ\u00e9s exploitaient d\u00e9j\u00e0 de plus petites parcelles sur le site du Bindo \u00e0 Sarzeau, qui faisait office pour eux de p\u00e9pini\u00e8re. La migration vers la nouvelle exploitation se fait progressivement et la vente se fera \u00e0 la Pepiterre qui dispose \u00e0 pr\u00e9sent d\u2019un magasin, et au magasin de producteurs Court-Circuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Aout: <\/strong>L\u2019\u00e9t\u00e9 accueille non seulement les estivants comme chaque ann\u00e9e mais aussi <a href=\"Les%20algues%20mettent%20les%20communes%20dans%20le%20rouge\">un d\u00e9p\u00f4t consid\u00e9r\u00e9 comme massif d\u2019algues rouges sur les plages de la Presqu\u2019\u00eele<\/a> (d\u2019o\u00f9 le jeu de mot\u2026). Ouest France relaye le sujet. Ce sont les communes qui assurent aujourd\u2019hui le d\u00e9blaiement et non plus la communaut\u00e9 de commune (qui n\u2019existe plus). La logistique du transport est assur\u00e9e par des entrepreneurs et les algues sont \u00e9pandues dans les terres agricoles\u00a0: \u00ab\u00a0Les trois communes ont fait appel aux camions et aux tractopelles des entreprises Launay et Oillic pour s\u2019occuper du probl\u00e8me. Ces derniers ont pris contact avec une quarantaine d\u2019agriculteurs de la presqu\u2019\u00eele.\u00a0\u00bb Le co\u00fbt total du ramassage, plus de 100\u00a0000 euros, d\u00e9passe les moyens des communes, qui n\u2019assurent celui-ci que partiellement. L\u2019un des maires \u00e9voque la ressource que repr\u00e9sentent potentiellement les algues\u00a0: \u00ab\u00a0une mine d\u2019or de mati\u00e8re premi\u00e8re\u00a0\u00bb. (Ouest France, 12 aout 2019). Dans un autre article, <a href=\"https:\/\/www.ouest-france.fr\/bretagne\/arzon-56640\/presqu-ile-de-rhuys-la-seconde-vie-des-algues-rouges-6481100\">c\u2019est le point de vue d\u2019un agriculteur sur la question <\/a>qui est abord\u00e9e.(Ouest France, 15 aout 2019, payant)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un moins plus t\u00f4t, en<strong> Juillet<\/strong>, c\u2019\u00e9tait <a href=\"https:\/\/www.francetvinfo.fr\/economie\/immobilier\/prix-immobilier\/on-a-cree-des-ghettos-de-vieux-riches-en-bretagne-les-habitants-ne-font-pas-de-quartier-avec-les-residences-secondaires_3494271.html?fbclid=IwAR1eOiCEojNxbhV9ZGYnqkHc-d218ucYnDfD8xeOyMzjLSQUh9i1bpmlN_Y\">l\u2019exc\u00e8s de r\u00e9sidences secondaires<\/a> qui faisait l\u2019objet d\u2019un reportage d\u00e9taill\u00e9, cette fois un niveau national, par un journaliste de France t\u00e9l\u00e9vision. Cela fait suite \u00e0 une s\u00e9rie de tags non revendiqu\u00e9s qui d\u00e9noncent la forte proportion de r\u00e9sidences secondaires sur la presqu\u2019\u00eele et les prix \u00e9lev\u00e9s de l\u2019immobilier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du c\u00f4t\u00e9 des d\u00e9tracteurs, on d\u00e9nonce diff\u00e9rentes choses\u00a0: l\u2019impossibilit\u00e9 pour les jeunes de se loger et notamment pour les producteurs (agriculteurs, sauniers, ostr\u00e9iculteurs). Le vieillissement des communes associ\u00e9 au fait que les personnes qui s\u2019installent \u00e0 l\u2019ann\u00e9e aujourd\u2019hui sont essentiellement des retrait\u00e9s qui investissent leur ancienne maison de vacance. Le manque de dynamisme des communes en dehors des trois mois d\u2019\u00e9t\u00e9. Et le fait que l\u2019orientation du d\u00e9veloppement local, uniquement vers le tourisme, produit surtout des emplois saisonniers, donc pr\u00e9caires. L\u2019artificialisation massive des terres et la prolif\u00e9ration de lotissements sur les terres agricoles est \u00e9galement point\u00e9e du doigt. A ceci s\u2019ajoute l\u2019exigence de propret\u00e9 des espaces de loisir comme les plages, qui participe \u00e0 les artificialiser, \u00e0 en faire des bacs \u00e0 sable. Le changement des modes de vie est \u00e9voqu\u00e9 sous l\u2019angle d\u2019une perte de convivialit\u00e9, un anonymat qu\u2019am\u00e8ne l\u2019occupation saisonni\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En face, une critique est adress\u00e9e aux r\u00e9sidents qui se plaignent alors que ce sont aussi des gens de Rhuys qui se sont enrichis en vendant leurs terres et leurs biens\u2026. Par ailleurs, les arguments en faveur de l\u2019importance des r\u00e9sidences secondaires concernent surtout les imp\u00f4ts locaux que cela apporte, permettant de financer des infrastructures. La question du dynamisme apport\u00e9e par le tourisme au territoire est discut\u00e9e\u00a0: pour les uns, s\u2019il a permis de faire face \u00e0 la disparition de l&#8217;emploi maritime, selon un autre point de vue, d&rsquo;autres sc\u00e9narios auraient pu \u00eatre envisag\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, selon l&rsquo;auteur, cette dynamique s&rsquo;entretient d&rsquo;elle m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 une situation qui s&rsquo;apparente \u00e0 un blocage : la difficult\u00e9 de se loger touche en effet aussi les travailleurs saisonniers, mettant les employeurs du secteur touristique eux-m\u00eames en difficult\u00e9. Par ailleurs, pour pallier au probl\u00e8me, devant l\u2019absence de m\u00e9canisme suffisamment contraignant et l\u2019\u00e9chec des m\u00e9canismes incitatifs, les communes sont amen\u00e9es \u00e0 mettre en vente des terres ou \u00e0 construire elles-m\u00eames pour cr\u00e9er les conditions d\u2019un acc\u00e8s facilit\u00e9 au logement, accentuant l\u2019artificialisation\u2026Le journaliste pr\u00e9cise que l\u2019opposition \u00e0 l\u2019exc\u00e8s de r\u00e9sidences secondaire est un argument que l\u2019on retrouve chez les ind\u00e9pendantistes, et en ce sens le cas du littoral breton pourrait \u00eatre rapproch\u00e9\u2026du cas corse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A lire sur le m\u00eame sujet (payant)\u00a0: https:\/\/www.paysan-breton.fr\/2019\/02\/a-sarzeau-une-convention-protege-le-foncier\/<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Marine Legrand<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rhuys en ses terres\u00a0: \u00e9chos des m\u00e9dias Cela fait bient\u00f4t un an que je ne suis pas venue \u00e0 Rhuys, appel\u00e9e en d&rsquo;autres lieux par de nouvelles enqu\u00eates. j&rsquo;ai h\u00e2te de pouvoir partager le fruit des rencontres permises par Parchemins dans les prochains mois : cela concernera largement les relations entre agriculture et question touristique. 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