{"id":1128,"date":"2018-01-16T08:10:48","date_gmt":"2018-01-16T07:10:48","guid":{"rendered":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/?p=1128"},"modified":"2018-01-16T08:24:15","modified_gmt":"2018-01-16T07:24:15","slug":"alain-bellac-fronts","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.parchemins.bzh\/index.php\/alain-bellac-fronts\/","title":{"rendered":"Alain Le Bellac, sur tous les fronts&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Route du Lendu, Quimper. La ferme est cach\u00e9e par les talus, dans un paysage bocager, \u00e0 l\u2019\u00e9cart des derni\u00e8res zones d\u2019activit\u00e9 qui bordent Quimper. Nous avons la chance d&rsquo;y rencontrer Alain Le Bellac entre deux r\u00e9unions et le travail sur la ferme qui l\u2019attend. Alain Le Bellac a fait ses \u00e9tudes \u00e0 l\u2019ENSA (l\u2019Ecole Nationale Sup\u00e9rieure Agronomique) de Rennes, \u00e0 l\u2019issue desquelles il obtient un dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nieur. Il d\u00e9cide alors de rejoindre ses parents en GAEC sur l\u2019exploitation familiale. Il s\u2019installe ainsi en 1982. \u00a0La structure produit \u00e0 ce moment-l\u00e0 du lait et du porc. Suite au d\u00e9part en retraite de ses parents entre 86 et 88,\u00a0Alain le Bellac d\u00e9cide d\u2019arr\u00eater la production porcine pour se consacrer exclusivement \u00e0 la production laiti\u00e8re. Il remplace le troupeau de vaches Frisonnes de ses parents par des Normandes. Le choix de cette race lui permet de produire \u00e0 la fois du lait, mais aussi de la viande. Son cheptel compte ainsi 50 vaches laiti\u00e8res et une quinzaine de b\u0153ufs.<\/p>\n<div id=\"attachment_1216\" style=\"width: 426px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-1216\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-1216\" src=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Alain-Le-Bellac-1-300x201.jpg\" alt=\"\" width=\"416\" height=\"279\" srcset=\"http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Alain-Le-Bellac-1-300x201.jpg 300w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Alain-Le-Bellac-1-768x516.jpg 768w, http:\/\/www.parchemins.bzh\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Alain-Le-Bellac-1.jpg 800w\" sizes=\"(max-width: 416px) 100vw, 416px\" \/><p id=\"caption-attachment-1216\" class=\"wp-caption-text\">Alain Le Bellac et ses vaches &#8211; <em>Image issue du magazine Terra<\/em><\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2000, il fonde un groupement d\u2019employeurs avec deux autres exploitations. Ils emploient un salari\u00e9 qui travaille \u00e0 la fois sur les trois exploitations, suivant un calendrier \u00e9tabli d\u2019un commun accord \u00e0 l\u2019avance. Ce dernier le remplace quand ses responsabilit\u00e9s l\u2019appellent \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. En effet, outre son activit\u00e9 sur la ferme, Alain Le Bellac cumule les responsabilit\u00e9s \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur. \u00ab\u00a0<em>[\u2026] le fait d\u2019avoir des responsabilit\u00e9s \u00e7a nous donne une ouverture, \u00e7a permet de nous lib\u00e9rer un peu.\u00a0[\u2026] t\u2019as appris des choses, t\u2019as vu des personnes autres que le milieu agricole. Ben moi je trouve que \u00e7a fait du bien.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout d\u2019abord, Alain le Bellac est assesseur au tribunal paritaire des baux ruraux. Il est \u00e9galement membre du conseil d\u2019administration de la FNSEA et du comit\u00e9 VIVEA en charge de la formation des agriculteurs\u00a0au niveau d\u00e9partemental. Il est ensuite secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de la section des fermiers au niveau d\u00e9partemental, Pr\u00e9sident de la section des fermiers au niveau r\u00e9gional et membre du bureau national de la section des fermiers. Il si\u00e8ge \u00e9galement en tant qu\u2019\u00e9lu FDSEA (la branche d\u00e9partementale de la FNSEA) au sein de la chambre d\u2019agriculture du Finist\u00e8re. Il y est en charge du dossier sur les zones humides. Ce dossier a pour but de r\u00e9fl\u00e9chir et de proposer des solutions concernant l\u2019entretien et la gestion des zones humides, notamment au niveau de la qualit\u00e9 de l\u2019eau et de la biodiversit\u00e9. Il est lui-m\u00eame directement concern\u00e9 par le sujet, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019une quinzaine d\u2019hectares environ de ses terrains se situent sur ces fameuses zones humides. Les vaches ne peuvent y p\u00e2turer qu\u2019aux mois secs de l\u2019\u00e9t\u00e9. Beaucoup d\u2019agriculteurs laissent ainsi partir en friche ces parcelles, dont l\u2019entretien n\u00e9cessite du temps. Pour Alain le Bellac, l\u2019enjeu est double\u00a0: r\u00e9ussir \u00e0 valoriser ces terrains \u00e0 travers l\u2019\u00e9levage, tout en permettant \u00e0 l\u2019agriculteur de s\u2019y retrouver financi\u00e8rement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il participe enfin en tant que repr\u00e9sentant des fermiers (c\u2019est-\u00e0-dire des agriculteurs locataires de leurs terres) \u00e0 la commission de structure pr\u00e9sid\u00e9e par la DDTM (la Direction D\u00e9partementale des Territoires et de la Mer). Cette commission a pour principale mission d\u2019attribuer les terres vacantes aux agriculteurs int\u00e9ress\u00e9s pour les louer. Alain le Bellac m\u2019explique en rigolant\u00a0: \u00ab\u00a0<em>C\u2019est peut-\u00eatre une des commissions je crois les plus difficiles \u00e0 g\u00e9rer. Pour mettre du bordel dans une commune il suffit qu\u2019il y ait une exploitation qui se lib\u00e8re et que les gens soient tous concurrents l\u00e0-dessus. Et l\u00e0 \u00e7a va te mettre du bordel dans une commune, \u00e7a va te mettre du bordel dans une CUMA par exemple, des gens qui travaillent ensemble et qui ont tous envie d\u2019avoir le terrain. Et ben je peux te dire que c\u2019est compliqu\u00e9.\u00a0[\u2026] Les agriculteurs sont attach\u00e9s au foncier c\u2019est dingue. <\/em>\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque nous \u00e9voquons le sujet de l\u2019agriculture en zone littorale, Alain Le Bellac constate la disparition de l\u2019\u00e9levage en bord de mer, au profit d\u2019une \u00ab\u00a0v\u00e9g\u00e9talisation\u00a0\u00bb de cette m\u00eame zone, ce dont il s\u2019inqui\u00e8te. Les cultures de c\u00e9r\u00e9ales se sont multipli\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es, quand bien m\u00eame les conditions p\u00e9doclimatiques (c\u2019est-\u00e0-dire les caract\u00e9ristiques du sol et du climat) ne soient pas id\u00e9ales localement. Cette \u00e9volution, Alain Le Bellac l\u2019explique entre autres choses par les difficult\u00e9s que rencontrent les agriculteurs dans la fili\u00e8re lait. D\u2019autre part, certains propri\u00e9taires pr\u00e9f\u00e8rent louer leurs parcelles \u00e0 des entrepreneurs de travaux agricoles qui vont cultiver des c\u00e9r\u00e9ales, contournant ainsi les contraintes que peut impliquer la signature d\u2019un bail rural. A travers ses explications et le r\u00e9cit de son exp\u00e9rience, Alain Le Bellac nous donne un aper\u00e7u de la dimension juridico-administrative qui entoure la propri\u00e9t\u00e9 rurale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Route du Lendu, Quimper. La ferme est cach\u00e9e par les talus, dans un paysage bocager, \u00e0 l\u2019\u00e9cart des derni\u00e8res zones d\u2019activit\u00e9 qui bordent Quimper. Nous avons la chance d&rsquo;y rencontrer Alain Le Bellac entre deux r\u00e9unions et le travail sur la ferme qui l\u2019attend. 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